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Hygiène
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Dernière modification18 juin 2007
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Ce référentiel, dont l'utilisation s'effectue sur le fondement des principes déontologiques d'exercice personnel de la médecine, a été élaboré par un groupe de travail pluridisciplinaire de professionnels du réseau lorrain ONCOLOR conformément aux données acquises de la science au 18 juin 2007.

Sommaire

Généralités

Ce référentiel se propose de mettre à disposition les règles essentielles d'hygiène à respecter lors de la prise en charge d'un patient cancéreux, potentiellement immunodéprimé, qu'il soit en établissement de soins ou à domicile.

#Environnement en établissement de santé#Architecture#Qualité de l'air#Qualité de l'eau#Alimentation et eau de boisson en établissement de santé#Qualité microbiologique requise de l'alimentation des patients immunodéprimés (accord d'experts)#Qualité requise de l'eau de boisson pour les patients immunodéprimés#Soins en établissement de santé#Hygiène lors des soins#Abord vasculaire#Abord cutané#Abord urinaire#Sortie du patient#Environnement à domicile#Hygiène corporelle#Hygiène des locaux#Loisirs#Soins à domicile#Hygiène des mains#Abord vasculaire (à domicile)#Abord cutané (à domicile)#Abord urinaire (à domicile)#Alimentation à domicile#Conseils alimentaires#Conseils pour l'eau de boissonPublic hyg acc3.gif



Environnement en établissement de santé

Aspects généraux

  • Cette partie concerne les règles d'hygiène à respecter dans les établissements de soins accueillant des patients immunodéprimés.
#Architecture#Qualité de l'air#Qualité de l'eauPublic hyg env ets.gif

Architecture

Tableau 1 : architecture nécessaire pour accueillir des patients immunodéprimés en établissements de soins

Groupe R1[1] Groupe R2[1] Groupe R3[1] Groupe R4[1]
Chambre Pas de recommandations particulières Chambre individuelle Chambre individuelle - Chambre individuelle
- Chambre en pression positive (d'au moins 15 Pascals)
Traitement de l’air Pas de recommandations particulières Pas de recommandations particulières En cas de travaux En permanence


Les chambres individuelles des patients des groupes R3 et R4 doivent permettre le respect des règles d'isolement protecteur (présence de sas...).

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC)

Groupe R1 Groupe R2 Groupe R3 Groupe R4
Définition - Risque aspergillaire très faible
-Pas de neutropénie
- Risque aspergillaire modéré
-Neutropénies courtes (< 500 neutro./mm3 pendant < 7 jours)
- Haut risque aspergillaire
- Neutropénies longues (100-500 neutro./mm3 pendant 7-15 jours)
- Très haut risque aspergillaire
- Neutropénies longues (< 500 neutro./mm3 pendant > 15 jours)
Exemples de pathologies Tumeurs solides -Tumeurs solides
-Lymphomes
- Autogreffe de cellules hématopoïétiques
-Leucémies aiguës lymphoblastiques
-Lymphomes
-Myélomes
- Toute affection traitée par allogreffes de cellules souches hématopoïétiques
-Leucémies aiguës lymphoblastiques
- Leucémies aiguës en rechute
- Lymphomes avec chimiothérapie et corticothérapie forte dose

Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

Qualité de l'air

Le système de traitement de l'air mis en place doit permettre, outre l'élimination des germes apportés par les intervenants lors de la réalisation de soins (taux de renouvellement de l'air d'au moins 20 volumes/heure), la garantie de la prévention du risque aspergillaire.

Tableau 1 : qualité de l'air nécessaire lors de l'hospitalisation de patients immunodéprimés

Groupe R1[1] Groupe R2[1] Groupe R3[1] Groupe R4[1]
Prévention du risque aspergillaire Pas de recommandations particulières Pas de recommandations particulières - Si travaux architecturaux
- Si corticothérapie
- Si contexte épidémique
Permanente
Techniques pouvant être utilisées / / Appareil filtrant mobile[2] - Filtration sur filtres à très haute efficacité[3]
- Filtre à flux laminiare (technique non validée par la FNCLCC)[3]
Qualité particulaire de l'air / / / A préciser

Dans la configuration idéale, le traitement de l'air est mis en place 10 jours avant la date présumée d'aplasie (afin d'éviter la colonisation des voies aériennes supérieures).

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

  2. L'appareil filtrant mobile ne crée pas de pression positive dans la pièce. Il ne filtre pas l'air à son admission, et ne permet donc d'éliminer qu'une partie de la contamination.

  3. 3,0 et 3,1 La filtration sur filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) = 99,97% DOP (Di-octyl-phtalate) est reconnue comme étant efficace pour la prévention du risque aspergillaire. Le flux d'air doit balayer le lit du patient.
    La présence d'un flux laminaire au-dessus du lit du patient n'apporte pas de bénéfice clairement établi. Ses modalités d'action ne seraient pas liées à la filtration, mais :
    - à l'augmentation de la vigilance des soignants lorsque ce matériel est mis en place,
    - au taux de renouvellement d'air supérieur (200 à 600 volumes / heure).

Qualité de l'eau

  • La prévention de la contamination hydrique est une obligation réglementaire en milieu hospitalier. Chez le patient cancéreux, l'eau peut être potentiellement contaminante par ingestion, aérosolisation ou contact. Le risque est lié au germe et au malade.

  • Les espèces opportunistes d'origine hydrique habituellement impliquées chez le malade cancéreux neutropénique sont des bactéries (Pseudomonas aeruginosa, Pseudomonas sp., Aeromonas hydrophila, mycobactéries atypiques, et la plus souvent Legionella pneumophila...), des parasites ou des virus.

  • Pour les gestes critiques (gestes invasifs portant sur un tissu ou une cavité stérile), il est nécessaire d'utiliser de l'eau stérile.

  • L'eau de boisson ne fait pas l'objet de ce chapitre : se reporter au chapitre alimentation en établissement.

  • Pour les soins aux malades immunodéprimés, il est recommandé d'utiliser une eau « bactériologiquement maîtrisée ».

  • Habituellement sont recherchés, dans un volume de 100 mL, la flore mésophile totale et Pseudomonas aeruginosa, espèce sentinelle, témoin d'une contamination hospitalière.

Tableau 1 : qualité d'eau requise pour les soins aux patients immunodéprimés en établissements de soins

Groupe R1[1] Groupe R2[1] Groupe R3[1] Groupe R4[1]
Type d'eau Eau du réseau destinée à la consommation humaine Eau bactériologiquement maîtrisée
Seuils[2] - Flore aérobie revivifiable à 22°C : < 100 UFC/mL

- Eau chaude : < 103 UFC Legionella pneumophila / L
- Flore aérobie revivifiable à 22°C : < 100 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa :
0 UFC / 100mL
- Flore aérobie revivifiable à 22°C : < 10 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa : 0 UFC / 100mL
Niveau cible [2] - Flore aérobie revivifiable à 22°C : < 100 UFC/mL

- Flore aérobie revivifiable à 36°C : < 10 UFC/mL

- Coliformes totaux :
< 1 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa :
< 1 UFC / 100mL
- Flore aérobie revivifiable à 22°C : 1 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa :
< 1 UFC / 100mL
- Flore aérobie revivifiable à 22°C : 1 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa :
< 1 UFC / 100mL
Niveau d'alerte[2] / - Flore aérobie revivifiable à 22°C : 10 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa :
1 UFC / 100mL
- Flore aérobie revivifiable à 22°C : 5 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa : 1 UFC / 100mL
Niveau d'action[2] / - Flore aérobie revivifiable à 22°C : 100 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa :
10 UFC / 100mL
- Flore aérobie revivifiable à 22°C : 10 UFC / 100mL

- Pseudomonas aeruginosa :
10 UFC / 100mL
  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 Définitions seuil, niveaux cible, d'alerte, d'action :
    • Seuil = valeur normative que doit respecter le niveau de contamination d'une eau
    • Niveau cible = valeur fixée dans le but d'éviter des effets nocifs sur la santé. Le niveau cible peut être inférieur au seuil.
    • Niveau d'alerte = valeur au-delà de laquelle des effets nocifs peuvent être observés pour une exposition courte => mise en ouvre d'une surveillance jusqu'au retour au niveau cible
    • Niveau d'action = dépassement du niveau d'alerte => mise en ouvre d'actions correctrices pour retrouver le niveau cible.

Tableau 2 : Modalités de traitement et de surveillance de l'eau

Parmi les moyens de traitement de l'eau d'adduction (ou eau de réseau), la microfiltration est le plus performant pour obtenir de l'eau ultra-propre. La chloration peut être suffisante pour obtenir de l'eau propre. L'utilisation des ultra-violets est à déconseiller.

Groupe R1[1] Groupe R2[1] Groupe R3[1] Groupe R4[1]
Type d'eau Eau du réseau destinée à la consommation humaine Eau bactériologiquement maîtrisée
Modalités de traitement / - Eau de réseau si elle permet d'atteindre ces critères
- Sinon : chloration 0,1 ou 0,2 mg de chlore libre résiduel / L (0,1 à 0,2 ppm)
- Préfiltration
- Puis microfiltration par cartouche filtrante à 0,22 µm placée en position distale
Surveillance Analyses microbiologiques classiques :

- Potabilité
- Recherche de Legionella sp.
Analyses microbiologiques hospitalières périodiques du réseau traité
  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

Soins en établissement de santé

Aspects généraux

Cette partie concerne les soins aux patients cancéreux, potentiellement immunodéprimés, en établissements de soins.

#Hygiène lors des soins#Abord vasculaire#Abord cutané#Abord urinaire#Sortie du patientPublic hyg soins ets.gif

Hygiène lors des soins

  • De manière générale, lorsqu'un patient est en aplasie, il doit être placé en isolement protecteur (cf. tableau 1).
  • Dans tous les cas, les précautions standard doivent être respectées. Quelques précautions supplémentaires doivent êtres mises en place :
    • Élimination des fleurs (risque Pseudomonas aeruginosa et/ou Aspergillus)
    • Antisepsie des mains dès l'entrée dans la chambre (lavage antiseptique ou friction hydro-alcoolique)
    • Limitation des visites

Tableau 1 : Isolement protecteur

La prescription d'un isolement protecteur est fontion du niveau d'aplasie du patient.

Groupe R1[1] Groupe R2[1] Groupe R3[1] Groupe R4[1]
Chambre Pas de recommandations particulières Chambre individuelle Chambre individuelle Chambre individuelle
Précautions à respecter Respect des précautions standard - Matériel propre
- Masque lors des soins invasifs
- Matériel propre, dédié au patient
- Masque, calot et surblouse propre pour les soins au patient
- Matériel stérile, dédié au patient
- Vaisselle stérile
- Masque, calot, gants stériles et surblouse stérile dès l'entrée dans la chambre
- Port de surchaussures
  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

Abord vasculaire

  • Partie en cours d'actualisation

Abord cutané

Les techniques d'abord cutané ne sont pas différentes pour un patient immunodéprimé que pour un patient immunocompétent. Il est nécessaire de respecter une bonne asepsie des soins, une antisepsie rigoureuse de la peau avant de piquer.

Les protocoles propres à chaque établissement doivent être respectés.

Abord urinaire

Les techniques d'abord urinaire ne sont pas différentes pour un patient immunodéprimé que pour un patient immunocompétent. Il est nécessaire de respecter une bonne asepsie des soins, une antisepsie rigoureuse de la peau avant de piquer.

Les protocoles propres à chaque établissement doivent être respectés.

Sortie du patient

  • Partie en cours d'actualisation



Alimentation et eau de boisson en établissement de santé

Généralités

  • Cette partie concerne l'alimentation des patients cancéreux, potentiellement immunodéprimés, pris en charge dans un établissement de soins.

  • Le risque alimentaire est lié à l'état du malade, par le biais de la translocation digestive, mais dépend également du germe ingéré
    • Risque lié au malade : Le tube digestif représente une population de 1014 micro-organismes. Cette barrière est franchissable, même en conditions normales : le passage des germes au travers de la muqueuse digestive, ou translocation, est un phénomène physiologique et sans conséquence chez l'immunocompétent. En revanche, chez le patient cancéreux, ce risque est accru du fait de l'altération de l'intégrité anatomique, physiologique, microbiologique du tube digestif et présente une réelle gravité en cas de neutropénie.

    • Risque lié au micro-organisme : La translocation digestive est rarissime pour les germes anaérobies, modérée pour les Staphylococcus sp, Streptococcus sp et levures, mais concerne surtout les bacilles à Gram négatif normalement présents dans le tube digestif (entérobactéries) ou occasionnels et sélectionnés par une antibiothérapie préalable (Pseudomonas aeruginosa, Klebsiella sp, Enterobacter sp). Parmi tous ces germes, le P. aeruginosa est le plus invasif.
      Les Aspergillus sp, quant à eux, contaminent la plupart des aliments et particulièrement le poivre, le thé, les potages lyophilisés et les fruits. Bien que moins fréquente que la voie aéroportée, la porte d'entrée digestive est connue.

#Qualité microbiologique requise de l'alimentation des patients immunodéprimés (accord d'experts)#Qualité requise de l'eau de boisson pour les patients immunodéprimésPublic hyg alim ets.gif

Qualité microbiologique requise de l'alimentation des patients immunodéprimés (accord d'experts)

Groupe R1 [1] Groupe R2 [1] Groupe R3 [1] Groupe R4 [1]
Objectif souhaité - Conformité à la réglementation
- Absence de germes pathogènes
- Conformité à la réglementation
- Absence de germes pathogènes
- Absence de P. aeruginosa / g d'aliment
- Flore mésophile totale :
< 100 UFC / g d'aliment
- Absence de P. aeruginosa / g d'aliment
- Absence d' Aspergillus sp / g d'aliment
- Absence d'autre pathogène / g d'aliment
Précautions alimentaires - Pas de mesure particulière Alimentation non-stérile
- Exclusions alimentaires
- Utilisation préférentielle d'aliments cuits préparés selon les bonnes pratiques HACCP
Alimentation stérile
- Exclusions alimentaires
- Utilisation préférentielle d'aliments cuits préparés selon les bonnes pratiques HACCP


- PUIS Assainissement des aliments

Surveillances des aliments - Pas de mesure particulière - Surveillance régulière de la qualité microbiologique des aliments donnés. Pas de périodicité établie.
  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

  • Questions/réponses : Quelles sont les modalités pratiques de mise en place d'une alimentation contrôlée ?

1) Exlusions alimentaires

Aliments autorisés Aliments à supprimer
- Laits stérilisés UHT
- Fromages à pâte cuite, emballés individuellement (type crème de gruyère, gruyère, gouda.)
- Fromages frais stérilisés, crème fraîche UHT
- Laits gélifiés
- Yaourts longue conservation, desserts lactés en conditionnement individuel
- Tous les autres fromages (fermentés, à moisissures), yaourts, petit suisses, fromages blancs
- Autres desserts lactés en vrac (crème pâtissière, mousse au chocolat.)
- Produits lactés non stérilisés
- Plats préparés en conserve (appertisés ou UHT)
- Aliments cuits selon la norme HACCP
=> bien cuits, sans sauce, et servis couverts
- Viande non suffisamment cuite, saignante
- Viande hachée, farce.
- Charcuterie, jambon
- Langue, abats
- Oeufs
- Plats préparés (ex : roulé au fromage, hachis parmentier.)
- Huîtres, moules, autres coquillages
- Poissons crus
- Légumes verts cuits, crudités en conserve
- Fruits cuits
- Fruits à peau dure et intacte après désinfection (orange, pamplemousse, mandarine, melon, pastèque, mangue)
- Fruits au sirop, compote de fruits en conserve (petits pots, barquettes.)
- Légumes verts crus
- Fruits frais non épluchés

- Attention aux fruits à peau fine, difficile à éplucher dans des conditions aseptiques
- Vinaigrette emballée, conditionnement unitaire (huile, vinaigre, sel) - Mayonnaise (sauf conditionnement unitaire)
- Céréales
- Pain-biscuits secs en sachets individuels
- Viennoiseries nature (croissants, brioches.)
- Pâtisseries sans crème
- Tous les autres biscuits
- Toutes les autres viennoiseries
- Pain artisanal
- Sorbets industriels
- Barres chocolatées
- Chocolats (menthe, pralins, crème)
- Glaces, crèmes glacées

- Chocolats fourrés


  • De manière générale, préférer les petits conditionnements unitaires (confitures, beurre, compotes ... mais aussi vinaigrette, ketchup, moutarde...)
  • Les aliments ci-dessous sont à proscrire : épices, poivre, thé, tisanes, potages lyophilisés, chocolats instantanés.

(2) Méthode HACCP

  • Le respect de la démarche HACCP dans les cuisines collectives est une obligation réglementaire.
  • La démarche HACCP (Harzard Analysis and Control of Critical Points) définit les règles minimales à suivre lors de la préparation des aliments pour l'ensemble des malades. Elle consiste en une analyse poussée du processus de préparation des plats, afin de déterminer, d'évaluer, puis de contrôler les dangers qui ont une importance critique pour la salubrité des aliments.

(3) Méthode d'assainissement des aliments

  • Définition de la notion d'assainissement
  • La stérilité des aliments au sens de la Pharmacopée est extrêmement difficile à atteindre en dehors des conserves appertisées et des produits UHT.

  • Méthodes utilisées :
    • La chaleur : autocuiseur, autoclave à vapeur
    • La radappertistion = assainissement à froid (rayons gamma, rayons X, faisceaux d'électrons). Notion de 40 KGy (alors que réglementation = 10 -- > demande spéciale)
    • Préparation des aliments sous flux laminaire ?

(4) Modalités pratiques de mise en place d'une alimentation contrôlée

Décontamination digestive
  • La mise en place d'une alimentation stérile (groupes R3 et R4) est obligatoirement associée à une décontamination digestive.
  • Les deux modalités doivent être mises en place le même jour.
  • Un contrôle de l'efficacité de la décontamination digestive est nécessaire une fois par semaine.
Vaisselle utilisée
Groupe R1 [1] Groupe R2 [1] Groupe R3 [1] Groupe R4 [1]
Type de vaisselle à utiliser Pas de recommandations particulières - Vaisselle propre (désinfection de bas niveau)
ou
- Vaisselle à usage unique
Vaisselle stérile
  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

Distribution des repas

Protocoles de distribution des repas spécifiques, avec précautions d'hygiène renforcées :

  • Dans l'office
    • Contrôler les stocks et les dates de péremption chaque jour
    • Nettoyer l'office alimentaire au minimum une fois par semaine
    • Ne pas laisser un plateau monté de la cuisine centrale plus de 2 heures (même dans un chariot chaud ou au réfrigérateur)

  • Pendant la disctribution
    • Distribuer les plateaux repas en priorité aux patients en chambre propre
    • Ne pas soulever le couvercle du plat chaud dans le couloir
    • Limiter la manipulation à mains nues des ustensiles, plats.
    • N'ajouter sur le plateau que des denrées à conditionnement individuel
    • Ne pas préparer le thé ou l'infusion trop à l'avance, sinon le recouvrir d'une assiette propre/d'un champ stérile pour acheminement

  • Après la distribution
    • Ne jamais laisser une bouteille d'eau, thé, café, yaourt, dessert lacté (ouvert ou non) plus de 4 heures dans la chambre du patient
    • Débarrasser le plateau repas dès la fin du repas, ne pas le laisser dans la chambre au-delà de 2 heures
    • Jeter les restes des plateaux repas non consommés par les patients
Education du patient
  • Le patient ne doit pas accepter d'aliments extérieurs sans l'accord des soignants.
Maintien de l'alimentation contrôlée
  • Maintien des précautions pendant une durée variable. L'alimentation orale pourra être diversifiée :
    • soit à la sortie de l'aplasie,
    • soit après 3 - 4 semaines d'aplasie (si autogreffe) ou 100 jours d'aplasie (si allogreffe),
    • Remarque : protocole du centre Léon Bérard : 10 jours après aplasie si aucune prise alimentaire pendant aplasie, sinon dès la sortie d'aplasie

  • Critères de sortie d'aplasie :
    • Polynucléaires Neutrophiles > 500/mL ou
    • Pendant 2 jours de suite : numération de 1500 Globules Blancs - 500 Polynucléaires Neutrophiles et apyrexie/mL

Qualité requise de l'eau de boisson pour les patients immunodéprimés

Groupe R1 [1] Groupe R2 [1] Groupe R3 [1] Groupe R4 [1]
Type d'eau de boisson autorisé Eau du réseau - Eau bouillie
ou
- Eau embouteillée
Autres boissons Pas de recommandations particulières Conditionnement unitaire
  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.

  • Liste des boissons à privilégier :
    • Eaux en bouteilles petit conditionnement (contrôle régulier)
    • Boissons individuelles conditionnées (briquettes de jus de fruits ou de laitages UHT)
    • Chocolat en poudre testé (Nesquik®)
    • Bouteille d'eau ouverte de moins de 4 heures
    • Centre Léon Bérard : Volvic® ou Badoit® uniquement
    • Remarque : le thé et les infusions sont à éviter (risque aspergillaire) ; si toutefois le patient en demande absolument, les préparer juste avant consommation, avec de l'eau bouillante.

  • Attention, l'eau embouteillée n'est pas stérile et peut contenir des germes.

  • Respecter des règles d'hygiène spécifiques :
    • changer le verre du patient 2 à 3 fois par jour,
    • renouveler les bouteilles d'eau matin, midi et soir au minimum (utiliser de petits conditionnements).



Environnement à domicile

Généralités

Cette partie concerne les règles d'hygiène de vie à domicile.

#Hygiène corporelle#Hygiène des locaux#LoisirsPublic hyg hyg dom.gif

Lien vers "Livret hygiène à domicile"

Hygiène corporelle

  • éviter les savonnettes, utiliser de préférence des savons liquides
  • Changer le plus souvent possible les gants de toilette et les serviettes éponges
  • Bien rincer la brosse à dent après usage, la replacer dans le verre la "tête" en haut
  • Attention aux produits de soins (lait, crème.) qui peuvent être des réservoirs de germes. Utiliser de préférence les tubes aux pots

Hygiène des locaux

  • Supprimer si possible tapis, tentures sinon les nettoyer régulièrement avec une mousse
  • Utiliser un aspirateur muni de filtres
  • éviter les fleurs séchées et le trop grand nombre de fleurs en pot
  • Désinfecter régulièrement avec une solution d'eau de javel les sanitaires, l'évier, le lavabo, la baignoire. le réfrigérateur
  • Changer fréquemment la literie, draps, housse de couette
    • Cas particulier de l'eau :
Froide - Faire couler l'eau régulièrement à tous les points de puisage
- éviter si possible les brise-jets ou bien les remplacer une fois par trimestre
- éviter la stagnation de l'eau et le maintien de réservoirs humide (éponges, serpillières)
- Ne pas jeter l'eau des vases dans le lavabo ou l'évier
Chaude L'eau chaude peut contenir des Légionelles.
-Vérifier le bon fonctionnement du chauffe-eau
- Après utilisation, replacer le pommeau de douche vers le bas afin que l'eau s'écoule bien

Loisirs

  • éviter les lieux surtout en période hivernale propice aux épidémies (gastroentérites, grippe)
  • Eviter le bricolage dans des endroits poussiéreux ou humide (grenier, cave)
  • Eviter les jacuzzis
  • Eviter l'exposition solaire, une des principales causes de survenue de cancer cutané Vous devez penser que vous êtes exposé à chaque fois que vous avez une activité en plein air (jardinage, promenade, sport)
  • Eviter les piercings, tatouages
  • Eviter l'utilisation de produits de maquillage en démonstration



Soins à domicile

Cette partie concerne les soins aux patients cancéreux, potentiellement immunodéprimés, pris en charge à domicile.

#Hygiène des mains#Abord vasculaire (à domicile)#Abord cutané (à domicile)#Abord urinaire (à domicile)Public hyg soins dom.gif

Hygiène des mains

Penser à se laver les mains avec de l'eau et du savon

Pour qui ?

  • Le patient, son entourage ainsi que les soignants.

Quand ?

  • Avant tout soin (aérosol, nutrition par sonde)
  • Après être allé aux toilettes
  • Après s'être mouché
  • Après avoir craché, expectoré
  • Avant et après le repas
  • Après avoir manipulé les objects contaminés (poubelle, litière, matériel de soins, mouchoir, crachoir, urinal ...)
  • Après le ménage
  • En rentrant après le jardinage, les courses, les jeux.

Pourquoi ?

  • Pour éviter la transmission de germes par les mains

Comment ?

  • Mouiller les mains et les poignets,
  • Utiliser une dose de savon liquide en respectant le mode de distribution proposé par le fabricant (flacon, flacon muni d'une pompe, etc.)
  • Frictionner les mains, les poignets, les avant-bras en insistant sur les espaces interdigitaux (entre les doigts), la paume et les ongles,
  • Rincer abondamment les mains et les poignets,
  • Sécher avec un essuie-mains en papier ou bien une serviette propre doit vous être réservée (changer chaque jour cette serviette).

Ou

  • Avec des solutions hydro-alcooliques
  • Dans certains cas, par exemple après avoir utilisé l'urinal, vous être mouché.
  • Jamais lorsque vous avez les mains sales, par exemple après le jardinage.

Public Hyg main1.gif
Se mouiller les mains à l'eau à peine tiède après avoir retiré tous les bijoux
Public Hyg main2.gif
Utiliser le savon liquide. Une seule dose suffit
Public Hyg main3.gif
Savonner les poignets, les plis de la paume, le dos des mains...
Public Hyg main4.gif
...la pulpe des doigts, les ongles, bien insister entre les doigts.
Public Hyg main5.gif
Rincer abondamment en laissant couler le long des avant-bras
Public Hyg main6.gif
Sécher avec un essuie-mains à usage unique. Tamponner sans frotter.
Public Hyg main7.gif
Fermer le robinet avec un essuie-mains. Le jeter dans la poubelle sans la toucher.

Cas particuliers

  • Si vous avez une infection respiratoire
    Vous pouvez facilement disperser les bactéries
    • quand vous parlez,
    • toussez,
    • éternuez,
    • crachez.

  • Si vous êtes transplanté, immunodéprimé
    Pour prévenir une contamination
    • Mettre votre main devant la bouche,
    • Changer souvent vos mouchoirs, et utiliser de préférence des mouchoirs en papier.
    • Se laver régulièrement les mains.

  • Comment se protéger de la bactérie ?
    • Changer vos gants de toilette, serviettes éponges personnels tous les jours.
    • Le linge doit être lavé séparément et si possible à 90°.
    • Eviter les séjours dans la cave et le grenier.
    • Attention à la date limite de consommation des aliments.
    • Supprimer les réservoirs humides (éponges, serpillières, lavettes) et l'eau stagnante.

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Abord vasculaire (à domicile)

  • Partie en cours d'actualisation

Abord cutané (à domicile)

Les facteurs influençant l'efficacité des antiseptiques

  • Un certain nombre de paramètres peuvent influer sur l'efficacité des antiseptiques tels que des facteurs physiques, chimiques, microbiologiques.

Les facteurs physiques

Le PH
  • Certains produits ont une efficacité qui dépend du pH. Ceci a été particulièrement étudié avec la chlorhexidine dont l'activité est optimale pour les pH supérieurs à 7. Par contre les dérivés iodés sont plus efficaces en pH acide. D'autres molécules sont indifférentes au pH. Ce sont des produits stabilisés ou des associations de principes actifs tel que le Dakin® ou la Biseptine®.
La dilution
  • Il est nécessaire de respecter la dilution donnée par le fabricant. L'augmentation de la concentration peut entraîner un risque de toxicité (exemple : permanganate de potassium). A l'inverse, une dilution excessive sera à l'origine d'une moindre efficacité.
La conservation
  • Tous les produits sont sensibles à l'action de la lumière et de la chaleur. Il faut donc respecter certaines règles d'utilisation : éviter de les placer à proximité d'une source de chaleur (ex. : radiateur) ou devant une fenêtre en plein soleil. Reboucher les flacons après usage.
  • Un antiseptique s'il est mal utilisé ou mal conservé peut se contaminer et devenir source de microorganismes. Les produits qui risquent le plus de se contaminer sont les ammoniums quaternaires, la chlorhexidine aqueuse, le sérum physiologique ...

Les facteurs chimiques

Les matières organiques
  • Le sang, le pus, les sérosités forment une couche protectrice autour de la bactérie, qui la protège de l'action des antiseptiques. Pour une efficacité optimale de l'antiseptique, il est donc important d'éliminer ces matières organiques à l'aide d'un produit détergent.

  • Ainsi les trois étapes d'une antisepsie complète sont donc :
    • nettoyage ou détersion,
    • rinçage,
    • application de l'antiseptique.
Les associations empiriques
  • Les associations empiriques peuvent être dangereuses. Il est donc contre-indiqué d'associer des antiseptiques entre eux, en espérant avoir une efficacité plus importante. La plupart des produits sont antagonistes entre eux et leur association peut s'avérer toxique.
  • Exemple : Association dérivés iodés et dérivés mercuriels.
  • Les contre-indications d'association figurent sur les recommandations du fabricant.

Les facteurs microbiologiques

Le nombre de germes
  • Il est important avant d'appliquer l'antiseptique, de réaliser un nettoyage, dont l'effet mécanique éliminera une certaine quantité de germes.
La nature du germe
  • Comme un antibiotique, un antiseptique n'a pas la même efficacité sur tous les microorganismes. Chacun a donc un spectre d'activité antimicrobien plus ou moins large, mais attention l'efficacité virucide, fongicide, peut être obtenue seulement après plusieurs minutes de contact de 15 à 60 minutes parfois. En pratique, cela peut être faussement sécurisant.

L'antisepsie en pratique

L'antisepsie a pour objectif de réduire le risque de pénétration de la flore microbienne cutanée ou muqueuse dans les tissus sous-jacents et dans l'organisme lors d'un acte invasif.

Propositions sur une peau saine
  • Pour une efficacité optimale, respecter la séquence
    • Détersion qui élimine les matières organiques (action simplement de nettoyage)
    • Tinçage qui élimine le détergent et les salissures
    • Application de l'antiseptique du centre vers la périphérie

Détersion [1] Savon doux [2] Hibiscrub® Bétadine Scrub® Biseptine®
Rinçage Sérum physiologique Sérum physiologique Sérum physiologique Sérum physiologique
Antiseptique Dakin® Hibitane 5 %® Bétadine dermique® Biseptine®
  1. Liste de propositions non exhaustive
  2. Les savons doivent être utilisés associés avec de l'eau
  • La procédure peut être simplifiée selon le niveau de risque du geste, par exemple quand il s'agit d'une simple injection intramusculaire ou intraveineuse ou sous-cutanée ou de prélèvements sanguins. Sur les muqueuses les antiseptiques sont généralement employés dilués.
  • Les dilutions sont préconisées par le fabricant.
Propositions sur peau lésée
  • La séquence est identique. En cas d'écoulement, il convient de se poser la question du pH.
  • Appliquer une bandelette de papier pH (identique à celle utilisée pour mesurer le pH d'une urine) à l'endroit où l'écoulement est le plus important, puis effectuer la lecture

pH >7 = pH alcalin
pH <7 = pH acide

  • L'utilisation prolongée d'un antiseptique sur peau lésée (escarre - ulcères) est contre-indiquée afin d'éviter des effets systémiques, et toxiques sur les différentes cellules participant à la cicatrisation.
Choix de l'antiseptique sur une muqueuse
  • Le choix d'un antiseptique doit tenir compte de contre-indications éventuelles : allergie, enfant, application sur une muqueuse. et de son spectre d'activité.
Recommandations
-> d'utilisation
  • Ne pas utiliser des savons purs, toujours les appliquer à l'aide d'une compresse imprégnée de sérum physiologique.
  • Ne pas associer les antiseptiques ou les alterner matin/soir sur une même zone.
  • Respecter la dilution et le temps de contact préconisés par le fabricant.
  • Repérer les incompatibilités des différents produits ainsi que leurs contre-indications.
-> de conservation
  • Noter la date d'ouverture sur les flacons.
  • Ne pas toucher le goulot des flacons et les reboucher après usage.
  • Ne pas recharger un flacon à moitié vide.
  • Ne pas déconditionner ou transvaser, éviter les récipients type "pissette" trop difficiles à entretenir.
  • Choisir un conditionnement adapté à l'usage, préférer les petits conditionnements voire les doses unitaires.
  • Respecter la date de péremption et la durée de conservation après ouverture recommandées par le fabricant.

Antiseptiques et désinfection cutanée et uqueuse

Que retenir ?
  • Comme tout médicament les antiseptiques doivent être connus et utilisés selon des règles précises.
  • Les antiseptiques sont inactivés par les matières organiques et souvent aussi par les savons.
  • Une antisepsie complète comporte trois étapes : nettoyage, rinçage et application de l'antiseptique.
  • Une solution antiseptique peut être l'objet d'une contamination microbienne, respecter les dates de péremption et les délais d'utilisation après ouverture.
  • Préférer les petits conditionnements voire les doses unitaires.
  • Respecter les précautions d'emploi et les temps de contact.
  • Attention à l'usage de certains produits chez l'enfant.
  • Ne pas utiliser des antiseptiques au long cours sur une plaie chronique (ulcère, escarre).

  • L'éther a une action dégraissante mais n'est pas antiseptique. De même l"éosine est un produit qui a une action tannante, asséchante par exemple en cas d'érythème fessier.

Les effets systémiques des antiseptiques

  • Le passage systémique des solutions antiseptiques peut se faire suivant plusieurs mécanismes :
    • soit par absorption transcutanée à partir de la peau ou des muqueuses,
    • passage systémique maternel et via le placenta, passage systémique fotal,
    • soit par absorption directe transcutanée à partir des téguments du nouveau-né (soins du cordon par exemple),
    • soit par absorption directe transcutanée à partir de la peau lésée lors de soins d'escarres, d'ulcères.

Désinfectants Présentations Effets indésirables Précautions d'emploi
Ethanol - Alcool 70° modifié

ou
- Alcool 60° et 70° modifié (coloré bleu)

- Irritation
- Hypersensibilité au colorant
- Alcoolémie -> coma éthylique.
- A proscrire de 0 à 30 mois
- A éviter chez le prématuré,
- nouveau-né->30mois
- Avec prudence de 30 mois à 15 ans
Hexachlorophène - Solution,
- Emulsion,
- Poudre,
- Pommade
Toxicité neurologique - A proscrire chez le prématuré, nouveau-né, enfant.
- A utiliser avec prudence chez l'adulte.
Chlorhexidine - Solution aqueuse
- Solution alcoolique
- Aucun
- Absorption cutanée d'alcool
- Utilisation chez prématuré et nouveau-né
- A utiliser avec prudence de 0 à 30 mois (alcool)
Carbanilides - Septivon®
- Solubacter®
- Eczéma de contact, nécrose cutanée
- Méthémoglobinémie
A utiliser avec précaution (dilution dans eau <50°)
Dérivés chlorés - Dakin Cooper®
- Amukine®
Sensation de brûlure et irritation Utilisation chez le prématuré, nouveau-né
Dérivés iodés - Lugol
- Alcool iodé
- Bétadine®
- Effets sur la thyroïde
- Pas d'utilisation prolongée pour le traitement des escarres, ulcères
- Chez le prématuré, nouveau-né
- La femme enceinte qui allaite

Abord urinaire (à domicile)

  • Le fait que le patient soit immunodéprimé ne modifie pas la prise en charge de sa voie urinaire.
  • S'en tenir aux protocoles classiques



Alimentation à domicile

Cette partie concerne l'alimentation des patients cancéreux, potentiellement immunodéprimés, pris en charge à domicile.

#Conseils alimentaires#Conseils pour l'eau de boissonPublic hyg alim dom.gif


Conseils alimentaires

Les patients fragiles doivent préférer les aliments pauvres en germes.

A éviter

  • Produits préparés de façon artisanale
  • Fromages à pâte molle au lait cru
  • Charcuterie surtout si au détail
  • Viande crue (steack, tartare)
  • Fruits de mer (en période estivale)
  • Glaces achetées en distributeur
  • Epices : poivre
  • Aliments lyophilisés : tisane, potage, flocons de purée.

Conseils

  • Respecter la chaîne du froid
  • Bien laver les légumes surtout si préparés pour crudités et les consommer immédiatement
  • Bien laver les légumes, et si possibles les éplucher
  • Pour plus de détails consulter la partie exclusion alimentaire

Conseils pour l'eau de boisson

A éviter

  • Les jus de fruits ou de légumes frais
  • Le lait cru

Conseils

  • Boissons pasteurisées, eau minérale ou eau du robinet (faire couler l'eau 30 secondes avant de la boire)
  • Ne pas conserver l'eau dans une carafe



Fiches techniques à télécharger

- Hygiène des mains



Informations pour les patients

  • BLECH MF, GROSDIDIER M, OFFROY B, PLANCHE MA, RACLOT I, MANGEOLLE R. Cellule régionale d'hygiène de Lorraine avec la collaboration de Bayer Santé Familiale
    L'hygiène à domicile.
    Bayer Santé Familiale - Version de septembre 2005.

    "Ce livret s'adresse aux patients qui reçoivent des soins à domicile, aux patients ayant certaines pathologies chroniques (diabète, insuffisance respiratoire) et aux personnes fragilisées par leur maladie ou leurs traitements.

    Vous qui bénéficiez de soins coordonnés par un médecin à la maison et effectués par l'infirmière, l'aide soignante, le kinésithérapeute.
    Vous qui faites des "aller-retour" fréquents à l'hôpital (consultations, examens...).
    Vous êtes plus réceptifs aux microbes de l'hôpital et de votre maison.[...]

    Ce livret a pour but de vous expliquer ce qu'est un microbe, où il se trouve, comment il se transmet, afin de vous aider à prendre les mesures d'hygiène nécessaires pour préserver votre santé ou vous mettre à l'abri d'une infection."

  • Centre Alexis Vautrin.
    Guide d'information sur les accès veineux centraux : cathéter tunnelisé ou site implantable
  • Fédération Nationale des Centre de Lutte Contre le Cancer et La Ligue contre le cancer, SOR SAVOIR
    Fiche d'information sur les cathéters
    Version de juin 2003
  • Liste des aliments autorisés et à exlure
  • Conseils pour l'alimentation
  • Conseils pour l'environnement : hygiène corporelle, hygiène des locaux et loisirs.



Bibliographie


Référentiels liés
Aucun référentiel


Mots clés
hygiene
Alias
Aucun