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Ce référentiel, dont l'utilisation s'effectue sur le fondement des principes déontologiques d'exercice personnel de la médecine, a été élaboré par un groupe de travail pluridisciplinaire de professionnels des réseaux régionaux de cancérologie de Lorraine (ONCOLOR), d’Alsace (CAROL), de Bourgogne (ONCOBOURGOGNE), de Champagne-Ardenne (ONCOCHA) et de Franche-Comté (ONCOLIE), en tenant compte des recommandations nationales, et conformément aux données acquises de la science au 9 juin 2014.


Généralités


  • Ce référentiel concerne les tumeurs épithéliales malignes de l'ovaire.
  • L'enregistrement de tous les dossiers de cancer de l'ovaire en RCP doit être systématique.
  • Proposer une participation à des études de recherche clinique dans la mesure du possible.
  • Les tumeurs rares de l'ovaire peuvent faire l'objet d'un enregistrement et/ou d'un avis de RCP grâce au site : www.ovaire-rare.org. Les tumeurs de l'ovaire à la limite de la malignité seront prises en charge conformément aux recommandations du Centre de Référence des Tumeurs Rares Gynécologiques (CTRG).
  • Une consultation oncogénétique est indiquée chez les patientes de moins de 60 ans (Cf. référentiel Sein, partie oncogénétique).


  • Ce référentiel régional est conforme aux recommandations de bonnes pratiques cliniques de l'Institut National du Cancer (INCa) :
    • guide ALD "Cancer de l'ovaire" publié en mars 2010 conjointement par la HAS et l'INCa destinés aux médecins traitants. Ce guide explicite la prise en charge optimale et le parcours de soins d'un patient admis en ALD. Il s'accompagne de la liste des actes et prestations habituellement nécessités pour une prise en charge de qualité.
    • recommandations INCa de prise en charge spécialisée des cancers gynécologiques :
      • chirurgie prophylactique dans les cancers avec prédisposition génétique (août 2009)
      • traitement chirurgical du cancer de l'ovaire (juin 2009)
      • traitements adjuvants et de consolidation du cancer de l'ovaire (juin 2009).


Anatomo-pathologie


Macroscopie

  • Description de tous les prélèvements adressés au laboratoire :
    • cytologique : liquide péritonéal, ponction...
    • histologique : péritonéaux, ganglionnaires, appendice...
    • pièce d'ovariectomie ± salpingectomie ± hystérectomie ± annexe controlatérale.
  • Description de la tumeur :
    • taille, poids, aspect, végétations endo et/ou exokystiques, rupture capsulaire.
  • Des prélèvements sont réalisés tous les centimètres dans la plus grande dimension de la pièce d'ovariectomie.

Microscopie

  • Etude de tous les prélèvements adressés au laboratoire.
  • Description des principaux éléments morphologiques permettant de classer la tumeur selon le type histologique OMS ou Silverberg, en précisant le grade de différenciation.

Conclusions

  • Doivent figurer dans les conclusions du compte-rendu :
    • le type histologique OMS et le grade de différenciation pour les tumeurs épithéliales de l'ovaire, grading selon l'OMS ou Silverberg recommandé
    • tous les éléments nécessaires au clinicien pour établir la classification FIGO (extension aux organes de voisinage, caractère invasif ou non des implants, nature du liquide péritonéal...)
    • en cas de maladie inopérable, un maximum d'informations doivent être obtenues sur la cytologie (immunohistologie si possible)
    • en cas de doute sur la résécabilité, il faut privilégier une cœlioscopie (approche médiane) pour compléter l'évaluation (Cf. Score de Fagotti).

Classifications FIGO 2014 et TNM 2009 (7ème édition) des tumeurs épithéliales de l'ovaire

Catégorie T Catégorie N Catégorie M Stades FIGO Définition
T1 N0 M0 Stade I Tumeur limitée aux ovaires (un ou les 2)
T1a N0 M0 Stade I A tumeur limitée à un seul ovaire ; capsule intacte, sans tumeur à la surface de l'ovaire ; pas de cellules malignes dans le liquide d'ascite ou de lavage péritonéal
T1b N0 M0 Stade I B tumeur limitée aux deux ovaires ; capsules intactes, sans tumeur à la surface de l'ovaire ; pas de cellules malignes dans le liquide d'ascite ou de lavage péritonéal
T1c N0 M0 Stade I C* tumeur limitée à 1 ou aux 2 ovaires, avec soit rupture capsulaire, soit tumeur à la surface des ovaires, soit cellules malignes présentes dans le liquide d'ascite ou de lavage péritonéal.
T2 N0 M0 Stade II Tumeur intéressant 1 ou les 2 ovaires avec extension pelvienne
T2a N0 M0 Stade II A extension et/ou greffes utérines et/ou tubaires ; pas de cellules malignes dans le liquide d'ascite ou le liquide de lavage péritonéal
T2b N0 M0 Stade II B extension à d'autres organes pelviens ; pas de cellules malignes dans le liquide d'ascite ou le liquide de lavage péritonéal
T3 et/ou N1 M0 Stade III Tumeur de l'ovaire avec extension péritonéale abdominale et/ou ganglionnaire rétropéritonéale
T3a N0 M0 Stade III A** métastases rétropéritonéales ± péritoine
T3b N0 M0 Stade III B métastases péritonéales extra-pelviennes ≤ 2 cm
± adénopathies
T3c et/ou N1 M0 Stade III C métastases péritonéales extra-pelviennes >2 cm
± adénopathies
Tous T Tous N M1 Stade IV*** Métastases à distance
(à l'exclusion des métastases péritonéales)
  • * : stade IC
    • IC1 : rupture peropératoire
    • IC2 : rupture préopératoire ou végétations en surface
    • IC3 cellules malignes dans l'ascite ou le liquide de lavage péritonéal.
  • ** : stade IIIA
    • IIIA1 : adénopathie rétropéritonéal seul (prouvé par cytologie/histologie)
      • IIIA1(i) : foyer adénocarcinomateux dans l'adénopathie ≤ 10 mm
      • IIIA1(ii) : foyer adénocarcinomateux dans l'adénopathie >10 mm.
    • IIIA2 : extension péritonéale ± adénopathies.
  • *** : stade IV : cancer de l'ovaire avec métastases à distance
    • IVA : plèvre (cytologie positive)
    • IVB : autres métastases y compris adénopathies inguinales.

Bilan diagnostique

Conduite à tenir devant une tumeur ovarienne


#Bilan pré-chirurgical d'une tumeur ovarienne suspecte de malignitéhttp://www.oncologik.fr/images/0/0d/Ovaire_borderline_TMRG_2010.pdf#Arbre décisionnelPublic cat tum ovaire.gif

Bilan pré-chirurgical d'une tumeur ovarienne suspecte de malignité


Evaluation gériatrique standardisée en oncologieTumeurs borderlines de l'ovairePublic ovaire bilan.gif

Tumeurs épithéliales : chirurgie


  • La cœlioscopie exploratrice s'impose comme le meilleur outil pour l'évaluation de la résécabilité initiale, avec possibilité de calculer le score de Fagotti. Les orifices de trocart doivent être si possible placés sur la ligne médiane et réséqués lors de la cytoréduction. Le calcul de l'index de carcinose péritonéale (Peritoneal Cancer Index : PCI) de Sugarbaker est possible, mais ce dernier a été validé pour la laparotomie. L'utilisation de scores permet la réalisation d'un compte-rendu détaillé, essentiel pour la prise en charge thérapeutique.

  • L'objectif de la chirurgie est la résection tumorale macroscopiquement complète.
  • Les critères de non résécabilité sont :
    • une carcinose péritonéale étendue d'emblée inextirpable
    • plus de 3 segments digestifs atteints
    • une carcinomatose diffuse du mésentère
    • une atteinte majeure du hile hépatique et/ou du hile splénique.
  • Pour les stades II à IV :
    • la laparotomie exclusivement exploratrice devrait être évitée sauf en cas de situation d'urgence, de masse ovarienne symptomatique ou d'exploration cœlioscopique impossible
    • en cas de doute sur la résécabilité, privilégier la voie cœlioscopique.
  • Le traitement des formes initialement inopérables est abordé comme un cas particulier.
  • La chimiothérapie intrapéritonéale n'est actuellement pas un standard en Europe (Cf. chapitre chimiothérapie).


Scores d'évaluation

  • L'utilisation d'un score d'évaluation de l'extension de la carcinose est recommandée :

    • lors de la cœlioscopie d'évaluation : score de Fagotti : ce score, validé pour la cœlioscopie, décrit l'extension de la maladie tumorale en fonction de la présence des atteintes suivantes :
      • atteinte massive du grand épipoon (atteinte de la grande courbure gastrique)
      • carcinose péritonéale (carcinose extensive et/ou carcinose non résécable)
      • carcinose diaphragmatique (infiltration du muscle et/ou nodules confluents sur plus de 50 % de la surface)
      • rétraction mésentérique (atteinte de la racine du mésentère et/ou nodules infiltrant le mésentère et/ou atteinte non éligible à une destruction par coagulation)
      • atteinte du tube digestif (atteinte nécessitant une résection digestive et/ou présence d'une miliaire carcinomateuse du grêle)
      • infiltration de l'estomac
      • métastases hépatiques.
        Chaque item est coté de 0 à 2. Le score total, pouvant varier de 0 à 14, est obtenu en additionnant le score pour chaque atteinte prise en compte (score=0 si atteinte absente, score=2 si atteinte présente). La chirurgie d'exérèse est incomplète chez 100 % des patientes dont le score est ≥ 8.

    • lors de la laparotomie médiane avec pour objectif de faire l'exérèse complète : Peritoneal Cancer Index (PCI) de Sugarbaker (format PDF). Initialement conçu pour décrire l'extension de la carcinose des cancers digestifs lors de la laparotomie, ce score a été ensuite validé dans l'ovaire. Le score PCI est la somme des scores attribués à 13 régions abdomino-pelviennes (Cf. régions abdomino-pelviennes prises en compte pour le calcul du score PCI) :
      • mesurer l'implant tumoral possédant le plus grand diamètre dans chaque région
      • attribuer un score de 0 à 3 à chaque région selon la taille de l'implant tumoral
      • additionner les scores des 13 régions pour obtenir le score total, pouvant varier de 0 à 39.
Taille de la tumeur Score
Tumeur absente ou non visible 0
Tumeur <0,5 cm 1
0,5 cm ≤ Tumeur ≤ 5,0 cm 2
Tumeur >5,0 cm ou confluente 3


Compte-rendu opératoire

Evaluation nutritionnelle pré-chirurgicale

  • IMC : normal entre 18,5 et 25 kg/m²
  • Pourcentage d'amaigrissement :
    • formule : ((poids habituel - poids actuel)/poids habituel) × 100 :
      • un amaigrissement supérieur à 10 % traduit une dénutrition
      • pour un amaigrissement >25 % : le pronostic vital est engagé.
  • L'albumine :
    • demi-vie de 21 jours (40< N< 45 g/L)
    • <30 g/L= dénutrition sévère.
  • La pré-albumine :
    • demi-vie courte 48 heures : indicateur précoce 200< N< 400 mg/L
    • <150 mg/L : dénutrition sévère.
  • Stratification du risque nutritionnel (Grade Nutritionnel)
    • GN1: patient non dénutri
      ET chirurgie non à risque élevé de morbidité
      ET pas de facteur de risque de dénutrition
    • GN2 : patient non dénutri
      ET présence d’au moins un facteur de risque de dénutrition
      OU chirurgie avec un risque élevé de morbidité
    • GN3 : patient dénutri
      ET chirurgie non à risque élevé de morbidité
    • GN4 : patient dénutri
      ET chirurgie avec un risque élevé de morbidité.
  • Prise en charge diététique
    • il est conseillé de proposer à tout patient de GN2 ou 3, une prise en charge nutritionnelle préopératoire :
      • conseils diététiques et compléments nutritionnels (GN2)
      • compléments nutritionnels, nutrition entérale ou parentérale (GN3).
    • en postopératoire, il faut instaurer, dès les premières heures un support nutritionnel chez les patients dénutris (GN3-4) qu’ils aient reçu ou non un support nutritionnel préopératoire.

Références :

  • Chambrier C, Sztark F, Société Francophone de nutrition clinique et métabolisme (SFNEP), Société française d’anesthésie et réanimation (SFAR).
    Actualisation 2010 de la conférence de consensus de 1994 sur la « Nutrition artificielle périopératoire en chirurgie programmée de l'adulte » SFAR 2010.
    J Visc Surg. 2012 ;149:325-36.
  • Meuric J, Besnard I.
    Nutrition chez le patient adulte atteint de cancer : quand doit-on proposer un conseil diététique personnalisé ?
    Nutrition clinique et métabolisme 26;2012, 197-218.


Analgésie péri-opératoire


  • Dans le cadre de la prise en charge des cancers de l’ovaire, intérêt de la mise en place d'une péridurale préopératoire pour assurer l’analgésie postopératoire en diminuant le recours aux morphiniques.


Arbre décisionnel

  • L'arbre ci-dessous concerne la chirurgie des tumeurs épithéliales de l'ovaire :

#Classifications FIGO 2014 et TNM 2009 (7ème édition) des tumeurs épithéliales de l'ovaire#Classifications FIGO 2014 et TNM 2009 (7ème édition) des tumeurs épithéliales de l'ovairePublic ovaire chir.gif

*Femme jeune désireuse de grossesse : discussion collégiale avec le service d'obstétrique et de procréation médicalement assistée.

Tumeurs épithéliales : chimiothérapie

Chimiothérapie lors de la prise en charge initiale


  • Le schéma recommandé associe le carboplatine (AUC 5) au paclitaxel 175 mg/m², administré toutes les 3 semaines pour 6 cures, et au bévacizumab.

Chimiothérapie pour maladie localement évoluée ou métastatique

  • Le bévacizumab a obtenu une AMM pour le traitement en 1ère ligne du cancer de l’ovaire, sur les résultats des études pivots GOG-0218 et ICON7 : «bévacizumab, en association au carboplatine et au paclitaxel, est indiqué en traitement de 1ère ligne des stades avancés (stades FIGO IIIB, IIIC et IV) du cancer épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif. Le bévacizumab, est recommandé à la posologie de 15 mg/kg de poids corporel administré une fois toutes les 3 semaines, en perfusion intraveineuse. Le bévacizumab est administré en association au carboplatine et au paclitaxel jusqu’à 6 cycles de traitement, suivis de bévacizumab en monothérapie en continu jusqu’à progression de la maladie ou jusqu’à 15 mois maximum ou jusqu’à toxicité inacceptable, selon ce qui survient en premier »[1] [2].
  • Une étude japonaise récente a montré une amélioration de la survie sans progression et de la survie globale à 3 ans [3] en administrant le paclitaxel sous forme hebdomadaire (80 mg/m²/semaine). Chez des patients fragiles, un schéma associant carboplatine hebdomadaire (AUC2) au paclitaxel hebdomadaire peut aussi être proposé.
  • Il n’y a pas, à ce jour, de données permettant d’associer du bévacizumab à l’administration d’une chimiothérapie néo-adjuvante. Après la chirurgie d’intervalle, c’est une décision de RCP, en fonction du risque (anastomoses, antécédent de thrombose ou d’hémorragie) et du résidu à la fin de la chirurgie d’intervalle, qui fera retenir ou non l’indication de l’adjonction de bévacizumab à la chimiothérapie (Cf. recommandations de Saint Paul de Vence).


  • Trois études randomisées ont démontré une amélioration significative de la survie globale grâce à une chimiothérapie intrapéritonéale par rapport à une chimiothérapie classique par voie intraveineuse ([4], [5], [6]). Ces résultats ont été obtenus, au prix d'une importante toxicité, dans des équipes entraînées. La chimiothérapie intrapéritonéale n’est pas recommandée en dehors d’une étude clinique.


Références:

  1. Perren TJ, Swart AM, Pfisterer J, Ledermann JA et al.
    A phase 3 trial of bevacizumab in ovarian cancer.
    N Engl J Med. 2011 ;365:2484-96.
  2. Burger RA, Brady MF, Bookman MA, Fleming GF et al.
    Incorporation of bevacizumab in the primary treatment of ovarian cancer. <br>N Engl J Med. 2011 ;365:2473-83.
  3. Katsumata N et al.
    Dose-dense paclitaxel once a week in combination with carboplatin every 3 weeks for advanced ovarian cancer: a phase 3, open-label, randomised controlled trial
    Lancet. 2009; 374(9698): 1331-8. Epub 2009 Sep 18.
  4. Markman M et al.
    Phase III trial of standard-dose intravenous cisplatin plus paclitaxel versus moderately high-dose carboplatin followed by intravenous paclitaxel and intraperitoneal cisplatin in small-volume stage III ovarian carcinoma: an intergroup study of the Gynecologic Oncology Group, Southwestern Oncology Group, and Eastern Cooperative Oncology Group
    J Clin Oncol. 2001; 19:1001-7.
  5. Alberts DS et al.
    Intraperitoneal Cisplatin plus Intravenous Cyclophosphamide versus Intravenous Cisplatin plus Intravenous Cyclophosphamide for Stage III Ovarian Cancer.
    N Eng J Med 1996, 335: 1950-5.
  6. Armstrong D et al.
    Intraperitoneal cisplatin and paclitaxel in ovarian cancer
    N Engl J Med. 2006; 354: 34-43.

Chimiothérapie des rechutes


  • Le schéma thérapeutique est adapté selon la situation : selon les recommandations de Saint Paul de Vence (2012).
Platine résistante / réfractaire
(rechute <6 mois
ou progression sous traitement)
Platine partiellement sensible
(rechute 6-12 mois)
Platine sensible
(rechute >12 mois)
= Monochimiothérapie = Association
Options de traitement :
= Association à base de platine
Options de traitement :
  • Options de traitement d'efficacité prouvée et équivalente :
    • doxorubicine liposomale pégylée
    • paclitaxel hebdomadaire
    • topotecan (schéma 5j/3 semaines + efficace et + toxique qu'hebdomadaire)
    • gemcitabine
  • Standard
    • carboplatine
      + gemcitabine
      + bévacizumab
    • carboplatine
      + doxorubicine liposomale pégylée
  • Standard :
    • carboplatine
      + gemcitabine
      + bévacizumab
    • carboplatine
      + doxorubicine liposomale pégylée
  • Ascite réfractaire : catumaxomab (REMOVAB®)
  • Trabectedine
    + doxorubicine liposomale pégylée
  • Alternatives
    • carboplatine
      + paclitaxel
    • carboplatine
      + gemcitabine
  • Cytotoxiques avec une certaine efficacité en rechute précoce (mais non comparés à un produit de référence) :

vépéside, altrétamine, capécitabine, pémétrexed, trabectedine, camptotécine, cyclophosphamide, ifosfamide, melphalan, vinorelbine

  • Si allergie au carboplatine
    • cisplatine
      + paclitaxel
    • cisplatine
      + gemcitabine
    • doxorubicine liposomale pégylée
      + trabectedine


  • L’étude OCEANS (phase III randomisée en double aveugle) a évalué l’apport du bévacizumab à des chimiothérapies chez des patientes en rechute, sensibles aux sels de platine et a permis de valider une nouvelle indication du bévacizumab : le bévacizumab, en association au carboplatine et à la gemcitabine, est indiqué chez les patientes adultes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, en première récidive, sensible aux sels de platine et qui n’ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d’autres inhibiteurs du VEGF ou d’autres agents ciblant le récepteur du VEGF. Le bévacizumab est administré en association au carboplatine et à la gemcitabine pendant 6 cycles, et jusqu’à 10 cycles, suivis du bévacizumab en monothérapie continu jusqu’à progression de la maladie. Le bévacizumab est recommandé à la dose de 15 mg/kg de poids corporel administré une fois toutes les 3 semaines, en perfusion intraveineuse.[1]

  • L’étude AURELIA (phase III randomisée) a testé l’apport du bévacizumab à une monochimiothérapie conventionnelle chez des patientes considérées comme résistantes au platine (intervalle libre de moins de 6 mois). Cette étude montre un bénéfice significatif en survie sans progression et une augmentation significative du taux de réponse objective. Une extension de l’AMM est en attente.[2]



Références:

  1. Aghajanian C, Blank SV, Goff BA, Judson PL et al.
    OCEANS: a randomized, double-blind, placebo-controlled phase III trial of chemotherapy with or without bevacizumab in patients with platinum-sensitive recurrent epithelial ovarian, primary peritoneal, or fallopian tube cancer.
    J Clin Oncol. 2012 ;30:2039-45.
  2. Pujade-Lauraine E, Hilpert F, Weber B, Reuss A et al.
    AURELIA: A randomized phase III trial evaluating bevacizumab (BEV) plus chemotherapy (CT) for platinum (PT)-resistant recurrent ovarian cancer (OC).
    J Clin Oncol 30, 2012 (suppl; abstr LBA5002).

Traitement complémentaire des cancers épithéliaux de l'ovaire

  • La participation aux essais cliniques est à privilégier.
  • Le traitement complémentaire doit être envisagé le plus rapidement possible après la chirurgie (4 à 6 semaines).

Tumeurs de stades IA, IB, IC ou IIA

#Tumeurs épithéliales : surveillance#Tumeurs épithéliales : surveillance#Tumeurs épithéliales : chimiothérapie#Tumeurs épithéliales : chimiothérapiePublic ovaire ttt stade12a.gif

Tumeurs de stade IIB, IIC, III ou IV

#Bilan d'évaluation#Tumeurs épithéliales : chimiothérapiePublic ovaire ttt stade2b34.gif


Patientes inopérables d'emblée

#Chimiothérapie lors de la prise en charge initiale#Tumeurs épithéliales : chimiothérapie#Tumeurs épithéliales : chimiothérapie#Tumeurs épithéliales : chirurgiePublic ovaire inop.gif

Bilan d'évaluation

  • Il est réalisé éventuellement en cours de traitement et de façon systématique en fin de traitement complémentaire des cancers épithéliaux de l'ovaire.


Tumeurs ovariennes à la limite de la malignité

  • Elles sont abordées dans les recommandations de l'Observatoire Francophone des Tumeurs Malignes Rares Gynécologiques, provenant du site www.ovaire-rare.org.

  • Cas particulier : femme jeune désireuse de grossesse :
    • discussion collégiale avec le service d'obstétrique et procréation médicale assistée
    • chirurgie conservatrice
    • pas de traitement complémentaire.

Tumeurs épithéliales : progression tumorale


#Tumeurs épithéliales : chimiothérapie#Tumeurs épithéliales : chimiothérapie#Essais cliniques#Essais cliniquesPublic ovaire ttt recid.gif


Tumeurs épithéliales : surveillance


  • Les modalités de la surveillance post-thérapeutique d’une tumeur épithéliale maligne de l’ovaire en rémission complète après traitement initial ne sont pas clairement définies.
  • La surveillance sera adaptée en fonction du risque histologique et du risque de récidive. En l'état actuel des connaissances, une surveillance comportant un dosage régulier du marqueur CA 125 ne permet pas d'améliorer la survie [1].
  • Toutefois, un examen clinique tous les 4 à 6 mois les cinq premières années, éventuellement complété par un dosage du marqueur CA 125 si initialement élevé et par une imagerie (TDM thoraco-abdomino-pelvienne ou TEP Scan selon imagerie initiale) peut être proposé.
  • La réalisation d’une mammographie annuelle est préconisée.
  • Une hormonothérapie substitutive œstroprogestative, à la dose minimale active et si la patiente est symptomatique, peut être proposée en l’absence de contre-indication et de mutation BRCA1-BRCA2.

Référence :

  1. Rustin GJ, van der Burg ME, Griffin CL, Guthrie D et al.
    Non platinum topotecan combinations versus topotecan alone for recurrent ovarian cancer: results of Early versus delayed treatment of relapsed ovarian cancer (MRC OV05/EORTC 55955): a randomised trial.
    Lancet. 2010 Oct 2;376:1155-63..


Essais cliniques


Essais cliniques ouverts


  • AGO-OVAR 2.21 : essai de phase III randomisé, comparant l'efficacité de l'asociation du bévacizumab à une chimiothérapie par carboplatine et gemcitabine ou par carboplatine et doxorubicine liposomale pégylée, chez des patientes ayant un cancer épithélial de l'ovaire, des trompes de Fallope ou du péritoine primitif.
    • Etablissements ouverts en Alsace : HU de Strasbourg, Clinique Saint-Anne (Strasbourg), CH de Mulhouse.
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Hôpital de Mercy (Metz).


  • ALIENOR : essai de phase II, randomisé, évaluant l’efficacité et la tolérance de l’association du bevacizumab et du paclitaxel par rapport au paclitaxel seul, chez des patientes ayant une tumeur des cordons sexuels et du stroma récidivante.
    • Etablissement ouvert en Bourgogne : Centre GF Leclerc (Dijon).
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy), Polyclinique de Gentilly (Nancy).
    • Etablissement ouvert en Champagne-Ardenne : Institut Jean Godinot (Reims).
    • Etablissement ouvert en Alsace : HU de Strasbourg.


  • CARACO : essai de phase III comparant l’absence de lymphadénectomie à une lymphadénectomie pelvienne et aortico-cave, chez des patientes ayant un cancer de l’ovaire avancé.
    • Etablissement ouvert en Bourgogne : Centre GF Leclerc (Dijon).
    • Etablissement ouvert en Alsace : Centre Paul Strauss (Strasbourg).


  • CHIPOR : essai de phase III, randomisé, évaluant l’efficacité de la chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale (CHIP), chez des patientes ayant un cancer de l’ovaire en récidive.
    • Etablissement ouvert en Bourgogne : Centre GF Leclerc (Dijon).
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy).
    • Etablissement ouvert en Champagne-Ardenne : Institut Jean Godinot (Reims).
    • Etablissement ouvert en Alsace : HU de Strasbourg.


  • CHIVA : essai de phase II randomisé, en double aveugle, évaluant l’efficacité du nintedanib, en association avec une première ligne de chimiothérapie et chirurgie d’intervalle, chez des patientes ayant un cancer de l’ovaire, de la trompe de Fallope ou du péritoine.
    • Etablissements ouverts en Lorraine : Polyclinique de Gentilly (Nancy), Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy).
    • Etablissement ouvert en Bourgogne : Centre GF Leclerc (Dijon).
    • Etablissement ouvert en Champagne-Ardenne : Institut Jean Godinot (Reims).
    • Etablissement ouvert en Alsace : HU de Strasbourg.


  • DESKTOP III : essai de phase III, randomisé comparant l’efficacité d’une chimiothérapie associée ou non à une chirurgie de cyto-réduction maximale, chez des patientes ayant un cancer de l’ovaire en rechute, sensible aux sels de platine.
    • Etablissement ouvert en Champagne-Ardenne : Institut Jean Godinot (Reims).
    • Etablissement ouvert en Bourgogne : CH d'Auxerre.


  • ENCOURAGE : étude de cohorte, non interventionnelle sur l’utilisation du bévacizumab chez des patientes atteintes de cancer épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif traitées en première ligne thérapeutique.
    • Etablissement ouvert en Alsace : HU de Strasbourg.
    • Etablissements ouverts en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy), Polyclinique de Gentilly (Nancy).
    • Etablissements ouverts en Champagne-Ardenne : Institut Jean Godinot (Reims), Polyclinique de Courlancy (Reims).
    • Etablissements ouverts en Bourgogne : Centre d'Oncologie et Radiothérapie du Parc (Dijon), CH d'Auxerre, CH de Sens, Hôpital de Montceau-lès-Mines, Polyclinique Val de Saône (Mâcon).
    • Etablissements ouverts en Franche-Comté : CHRU de Besançon, CH de Montélimar.


  • EWOC-1 : essai multicentrique randomisé évaluant 3 schémas d'administration du carboplatine ± paclitaxel chez les femmes âgées vulnérables en stade III-IV avancé d'un cancer ovarien.
    • Etablissements ouverts en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy).
    • Etablissement ouvert en Champagne-Ardenne : Institut Jean Godinot (Reims).
    • Etablissement ouvert en Bourgogne : Centre GF Leclerc (Dijon).
    • Etablissement ouvert en Alsace : Centre Paul Strauss (Strasbourg).
    • Etablissement ouvert en Franche-Comté : CHRU de Besançon.


  • PENELOPE (M028113) : étude multicentrique de phase II, randomisée, en double aveugle, en deux parties, évaluant l’efficacité et la tolérance du pertuzumab associé à une chimiothérapie standard versus une chimiothérapie standard plus placebo chez des femmes présentant un cancer épithélial de l’ovaire en récidive et résistant aux sels de platines, de faible expression en ARNm HER3.
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy).


  • ROBO GYN : essai de phase III randomisé, comparant la tolérance de la cœlioscopie standard à la cœlioscopie robot-assisté chez des patientes ayant un cancer gynécologique.
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy).


  • SOLO 1 : étude de phase III, multicentrique, randomisée, en double aveugle contre placebo, évaluant un traitement d'entretien par olaparib en monothérapie dans les cancers de l'ovaire avancés (stade III-IV) chez des patients mutées BRCA ayant reçu une première ligne de chimiothérapie à base de platine.
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy).


  • SOLO 2 : étude de phase III, multicentrique, randomisée, en double aveugle contre placebo, évaluant un traitement d'entretien par olaparib en monothérapie dans les cancers de l'ovaire en rechute, sensibles au platine, chez des patientes mutées BRCA, en réponse complète ou partielle d'une chimiothérapie à base de platine.
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy).


  • SYMPTOM BENEFIT : évaluation du lénalidomide dans le cancer de l'ovaire en rechute tardive (>6 mois) : en monothérapie chez des patientes asymptomatiques avec une élévation du taux de CA 125 (phase II) ; puis en association avec du carboplatine et de la doxorubicine liposomale pégylée (phase "La chimiothérapie palliative améliore t-elle les symptômes chez les patientes présentant un cancer de l’ovaire en rechute ?
    Mesure de l’évolution des symptômes et de la réponse tumorale pour évaluer le bénéfice de la chimiothérapie palliative chez les femmes présentant un cancer de l’ovaire résistant ou réfractaire aux sels de platine ou les femmes débutant une troisième ligne de chimiothérapie".
    • Etablissement ouvert en Lorraine : Institut de Cancérologie de Lorraine (Vandœuvre-lès-Nancy), Polyclinique de Gentilly (Nancy), Clinique Claude Bernard (Metz), Hôpital Emile Durkheim (Epinal).
    • Etablissement ouvert en Champagne-Ardenne : Institut Jean Godinot (Reims).

Informations pour les patientes


  • Pour les patientes et leurs proches, des informations sont disponibles sur le site de l'Institut National du Cancer, notamment dans le cadre des Guides cancer info. Ce programme est mené par l'INCa, en partenariat avec la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer, la Ligue nationale contre le cancer, la Fédération Hospitalière de France, la Fédération Nationale de Cancérologie des Centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires, la Fédération française de Cancérologie des Centres Hospitaliers Généraux, l'Union Nationale Hospitalière Privée en Cancérologie et la participation de nombreuses sociétés savantes.
  • Accès au site de l'INCa : Guides cancer info
  • Un guide est également accessible sur le site de la Ligue Contre le Cancer.


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